Avec plus de 1,7 million de véhicules électriques immatriculés en France fin 2024 et un réseau public qui peine à suivre la demande, la question des bornes de recharge en parking public devient incontournable. La loi a fixé des échéances claires, et certaines sont déjà passées. Ce que la réglementation impose aux gestionnaires, les aides disponibles, le choix des équipements : voici les éléments concrets à connaître.
Ce que la loi LOM impose aux parkings publics
Depuis le 1er janvier 2025, tout parking public de plus de 20 places doit être équipé d’au moins une borne de recharge. Au-delà, une borne supplémentaire est exigée par tranche de 20 places : un parking de 100 emplacements doit ainsi en proposer cinq. La loi d’Orientation des Mobilités (LOM) du 24 décembre 2019, renforcée par la loi Climat et Résilience d’août 2021, fixe ce cadre sans ambiguïté.
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Pour les plus grands équipements, les délais diffèrent selon la surface. Les parkings dépassant 10 000 m² devaient être conformes avant le 1er juillet 2026, sous peine d’une amende pouvant atteindre 40 000 euros. Ceux compris entre 1 500 et 10 000 m² ont jusqu’au 1er juillet 2028, avec une sanction plafonnée à 20 000 euros. Les parkings de plus de 200 places doivent par ailleurs prévoir deux bornes accessibles aux personnes à mobilité réduite, dont une spécifiquement réservée. En 2026, les contrôles se renforcent également sur les obligations issues du règlement européen AFIR, qui encadre l’affichage tarifaire et les modalités de paiement.
Choisir ses équipements et financer l’installation
Le type de borne à installer dépend avant tout de la durée moyenne de stationnement. Pour un parking de centre-ville où les rotations sont rapides, les bornes accélérées (12 à 43 kW) ou rapides en courant continu (jusqu’à 150 kW et plus) sont préférables. À l’inverse, un parking-relais ou une gare, avec des durées de stationnement plus longues, peut se contenter de bornes normales (3,7 à 11 kW). Un pilotage intelligent de la puissance, dit PIRVE, permet de réduire de 30 à 40 % la puissance totale nécessaire en cas d’utilisation simultanée.
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Pour financer ces équipements, le programme Advenir reste le principal dispositif national. Il couvre 30 % du coût hors taxes pour les parkings collectifs ouverts au public, avec des plafonds allant de 1 000 euros par point pour une borne de 3,7 à 11 kW jusqu’à 9 000 euros pour une borne de plus de 140 kW en courant continu. Attention : la demande d’aide doit impérativement être validée avant le début des travaux, les bénéficiaires disposant ensuite de neuf mois pour finaliser l’installation. Pour en savoir plus sur ce site, Greenspot détaille également un modèle de tiers-investissement, où l’opérateur finance et exploite les bornes sans coût initial pour le gestionnaire du parking. Des subventions complémentaires peuvent par ailleurs exister auprès des régions, des départements ou via des fonds européens. Pour suivre l’actualité de ce secteur, le site Armoricauto.com publie régulièrement des articles sur la mobilité électrique et les évolutions réglementaires.
Un réseau encore insuffisant, mais un usage en hausse
Au 30 juin 2026, la France comptait 197 663 points de recharge publics, répartis sur 55 062 stations. La progression est réelle, mais trop lente : atteindre l’objectif gouvernemental de 400 000 points d’ici 2030 exigerait plus du double du rythme observé au premier semestre 2026. La fiabilité des équipements est aussi préoccupante : le taux de disponibilité des bornes à courant continu de moins de 150 kW est tombé à 84,7 % en juin 2026, contre 91,8 % un an plus tôt. Prévoir un contrat de maintenance sérieux n’est donc pas un luxe. L’usage, lui, est bien présent : chaque point de recharge enregistrait en moyenne 33 sessions par mois en juin 2026, une fréquence maintenue au-dessus de 30 depuis avril. Pour les gestionnaires qui tardent à s’équiper, les signaux conjugués de la réglementation, des sanctions et de la demande croissante plaident clairement pour agir sans attendre.

