À Paris, le prix d’une licence de taxi atteint parfois 180 000 euros, tandis qu’à Limoges, elle peut encore s’obtenir gratuitement. La loi Thévenoud de 2014 interdit toute création de nouvelles licences, sauf cas exceptionnels décidés par les mairies.Depuis l’arrivée des VTC, la valeur de revente des licences a chuté de près de 40 % dans certaines grandes villes. L’écart entre achat auprès d’un titulaire et obtention administrative reste pourtant considérable selon les territoires. Les candidats doivent composer avec des démarches longues, des droits de mutation variables et des frais annexes rarement anticipés.
Panorama des prix des licences de taxi en France : grandes villes, régions et disparités locales
Le prix licence taxi échappe à toute règle nationale : partout, chaque ville dessine ses propres tarifs, à la croisée de la demande locale et du nombre limité de plaques. À Paris, décrocher le sésame suppose une mise de fond allant de 120 000 à 180 000 euros. Cette fourchette reflète la densité humaine, le potentiel du secteur et la circulation des autorisations.
Dans des agglomérations comme Marseille ou Lyon, la licence taxi prix reste substantielle mais devient plus accessible. Ici, les reventes se négocient entre 40 000 et 60 000 euros. D’autres villes de taille moyenne, telles que Bordeaux ou Lille, proposent des montants oscillant entre 30 000 et 50 000 euros, une variation dictée par les réalités propres à chaque marché des licences. Dès qu’on franchit le périphérique parisien, les tarifs plongent, parfois sous les 30 000 euros. Il faut cependant compter avec une rentabilité en baisse et une concurrence VTC qui se densifie de mois en mois.
Dans les zones rurales ou petites villes, le prix moyen licence s’effondre. Certaines communes en arrivent à les attribuer gratuitement, faute de candidats. Plus qu’une simple autorisation, il s’agit le plus souvent de prendre la suite d’une clientèle établie de longue date.
Pour mieux saisir cet écart, voici quelques exemples concrets de tarifs pratiqués selon les secteurs :
- Paris : 120 000 à 180 000 €
- Marseille, Lyon : 40 000 à 60 000 €
- Bordeaux, Lille : 30 000 à 50 000 €
- Banlieue parisienne : 15 000 à 30 000 €
- Zones rurales : licence gratuite ou symbolique
Le type de licence, l’ancienneté du droit et la réputation du secteur pèsent dans la balance. L’arrivée massive des VTC redistribue sensiblement les cartes, surtout là où le marché était déjà tendu.
Quelles démarches pour obtenir une licence de taxi aujourd’hui ?
Pour prétendre démarrer, un chauffeur taxi doit d’abord décrocher le certificat de capacité professionnelle (CCPCT), validé suite à un examen mis en place par les préfectures ou certaines mairies. Cette étape préalable atteste des compétences requises pour exercer.
Quand cette condition est remplie, le candidat demande sa carte professionnelle. Cette carte, valable sur tout le territoire, permet de s’inscrire sur la liste d’attente dédiée à l’autorisation de stationnement, la fameuse licence. Selon la ville, la patience est de mise : le délai peut s’étirer sur plusieurs années. De plus en plus de collectivités centralisent ces démarches, afin de fluidifier l’enregistrement et le suivi des dossiers.
Trois solutions s’offrent pour obtenir une licence taxi :
- patienter afin de bénéficier d’une licence gratuite attribuée lors d’un désistement ou départ en retraite,
- racheter une licence sur le marché secondaire auprès d’un titulaire qui quitte la profession,
- louer temporairement une autorisation auprès d’un exploitant déjà en activité.
L’achat direct reste la méthode la plus rapide, sous réserve d’une mise financière à la hauteur. La location attire souvent ceux qui souhaitent tester le métier ou s’installer avec moins de capital. Préparer son dossier demande minutie et soin : justificatifs à jour, casier judiciaire vierge, attestation médicale. Chaque pièce compte, un oubli ralentit l’ensemble du parcours.
Coûts à anticiper pour s’installer comme chauffeur de taxi : licence, formation et frais annexes
Le coût licence taxi s’avère très variable selon les territoires et la pression locale sur les autorisations. À Paris, franchir la barre des 100 000 euros est fréquent, tandis qu’à Marseille ou Lille les opérations s’échelonnent entre 30 000 et 50 000 euros. En campagne, parfois moins de 10 000 euros, voire rien dans certaines communes. Pour ceux qui optent pour la location-gérance, le point de départ tourne entre 1 200 et 2 000 euros par mois, sans oublier le dépôt de garantie à avancer.
Un deuxième poste de dépense concerne la formation chauffeur taxi : prévoir de 1 500 à 3 000 euros pour préparer le certificat de capacité professionnelle dans un centre agréé, à compléter par les frais d’inscription à l’examen (variables selon les départements).
L’installation exige aussi de financer un véhicule selon les normes en vigueur, le matériel obligatoire (taximètre, lumineux, terminal bancaire, imprimante), l’assurance professionnelle et la carte professionnelle. Les modèles électriques gagnent du terrain grâce à leur coût d’exploitation plus doux. Certaines collectivités proposent d’ailleurs des aides pour favoriser cette transition, ce qui peut alléger la facture d’achat ou de location du véhicule.
Plusieurs solutions existent pour faciliter le financement du projet. Par exemple, les dispositifs ACRE et NACRE, ainsi que différents appuis régionaux, viennent compléter les prêts bancaires classiques. Passer en revue tous ces frais et soutiens permet d’établir une stratégie d’investissement cohérente et de bâtir la rentabilité future sur des bases solides.
Évolutions attendues des prix et réglementations : à quoi s’attendre en 2025 et 2026 ?
Difficile de prédire si le marché licence taxi se stabilisera ou repartira à la hausse lors des prochaines années. La réglementation taxi évolue sans relâche pour composer avec la vague VTC et les défis écologiques. À Paris, Lyon, Marseille, la vigilance est de mise pour maintenir l’équilibre entre taxis historiques et nouveaux venus. Pour le moment, le gel des attributions continue de soutenir les valeurs de revente.
La mutation vers l’électrique s’accélère. Certaines villes envisagent des mesures incitatives dédiées au renouvellement du parc, ce qui pourrait renforcer l’attrait, et donc la valeur, des licences accrochées à des véhicules plus propres. De quoi augmenter l’investissement initial pour les professionnels qui se lancent.
Les textes en discussion visent aussi à modifier l’accès au métier de taxi, imposer une formation continue et renforcer le contrôle du secteur. La répartition des licences pourrait aussi être ajustée, un paramètre qui aurait un impact direct sur les prix locaux.
D’ici 2026, rien n’exclut de nouveaux changements de cap. S’installer ou y rester impliquera sans doute une adaptabilité sans faille, entre calendrier réglementaire, transition énergétique, pression fiscale et fluctuations du marché des transports. La route du métier de taxi demeure ouverte, mais pas sans virages.


