Itinéraires bis : combiner carte autoroute gratuite en France et routes nationales

Traverser la France sans payer de péage, c’est possible sur une partie du réseau autoroutier. Encore faut-il savoir quels tronçons sont gratuits et comment les relier entre eux par des routes nationales pour composer un itinéraire bis cohérent. Cette combinaison entre carte autoroute gratuite en France et réseau secondaire permet de réduire le budget trajet sans forcément rallonger le temps de route de façon déraisonnable.

Autoroutes non concédées et routes nationales : deux réseaux complémentaires

Vous avez déjà remarqué que certaines autoroutes n’ont aucune barrière de péage ? Ce sont les autoroutes non concédées, gérées directement par l’État. L’A20 entre Vierzon et Montauban ou l’A75 entre Clermont-Ferrand et Béziers en sont les exemples les plus connus.

A lire également : Prix licence taxi : tarif moyen à prévoir pour l'obtenir en France !

Ces axes fonctionnent comme des autoroutes classiques : chaussées séparées, limitation souvent à 130 km/h, voies larges. La différence tient à leur financement, assuré par le budget public et non par un concessionnaire privé.

Les routes nationales, elles, forment un réseau parallèle. Elles relient les grandes villes entre elles, souvent sur des tracés historiques. Leur vitesse est limitée à 80 km/h (parfois 110 km/h sur les sections à deux fois deux voies). Elles traversent des bourgs, ce qui ralentit la progression mais offre des haltes naturelles.

Lire également : Prix camion-benne : où trouver les meilleures offres en France ?

Combiner ces deux réseaux crée un itinéraire bis viable pour la longue distance. L’idée est simple : emprunter les portions d’autoroute gratuite quand elles existent, puis basculer sur une nationale quand le tronçon suivant devient payant.

Automobiliste consultant son smartphone sur une route nationale française pour éviter les péages autoroutiers et trouver un itinéraire alternatif

Construire un itinéraire bis sur carte : méthode concrète

Un calculateur d’itinéraire standard propose rarement cette combinaison spontanément. Les options habituelles se limitent à « le plus rapide » (autoroute payante) ou « éviter les péages » (routes secondaires uniquement). Aucune ne mélange les deux.

Repérer les tronçons gratuits sur la carte

La première étape consiste à identifier les autoroutes gratuites sur votre trajet. Les axes non concédés les plus longs traversent le centre et le sud de la France. Quelques exemples :

  • A75 (la Méridienne) relie Clermont-Ferrand au sud du Larzac, avec un seul ouvrage payant isolé : le viaduc de Millau
  • A20 (l’Occitane) descend de Vierzon vers Montauban sans péage sur la majeure partie du tracé
  • Les rocades et pénétrantes urbaines autour des grandes agglomérations (Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes) sont gratuites sur leurs sections proches du centre

Ces tronçons gratuits couvrent parfois plusieurs centaines de kilomètres. Les repérer sur une carte routière ou un outil en ligne permet de poser les jalons de l’itinéraire.

Relier les tronçons par des nationales

Entre deux portions d’autoroute gratuite, une route nationale prend le relais. Par exemple, pour descendre de Paris vers la Méditerranée sans péage, un itinéraire classique emprunte la N7 puis rejoint l’A75 à Clermont-Ferrand.

Cette liaison par nationale ajoute du temps, mais elle reste prévisible. Le temps perdu sur nationale se compense partiellement par l’absence de détour qu’imposerait un itinéraire 100 % autoroute gratuite, souvent très indirect.

Ce qui change vraiment entre autoroute gratuite et route nationale au quotidien

Sur le papier, la nationale semble moins efficace. En pratique, la différence dépend du type de trajet et du moment de la journée.

Sur autoroute gratuite, vous roulez à la même vitesse qu’ailleurs sur le réseau autoroutier. La consommation de carburant reste celle d’un véhicule lancé à 130 km/h, donc relativement élevée. Le gain est uniquement sur le péage.

Sur route nationale, la vitesse tombe. La consommation baisse aussi, parfois de façon significative. Un véhicule à 80 km/h consomme nettement moins qu’à 130 km/h, ce qui compense en partie le temps de trajet plus long. Pour un budget serré, ce calcul global (péage + carburant) mérite d’être posé avant de choisir.

Autre paramètre souvent oublié : les traversées de bourg sur nationale imposent des ralentissements, mais aussi des pauses plus naturelles. Pas besoin de chercher une aire de repos, un village offre un café, une boulangerie, des toilettes.

Couple de voyageurs étudiant une carte routière régionale française à la terrasse d'un café pour planifier un trajet par les routes nationales en évitant les autoroutes à péage

Panneaux et signalisation des itinéraires bis en France

Les itinéraires bis ne sont pas une invention de GPS. Ils existent dans la signalisation routière française depuis des décennies. Le panneau « Bis » sur fond vert, avec une flèche directionnelle, indique un itinéraire de délestage officiel. Ces itinéraires sont activés ou fléchés en permanence sur certains axes, et renforcés lors des grands départs.

Les panneaux verts « Bis » suivent un tracé validé par les services routiers. Ils tiennent compte de la capacité des routes, de la présence de zones dangereuses et du gabarit des véhicules. Ce n’est pas un raccourci improvisé.

Bison Futé publie également des cartes d’itinéraires bis conseillés lors des périodes de forte affluence. Ces cartes évoluent chaque année en fonction de l’état du réseau et des travaux en cours. Les consulter avant un grand trajet évite les mauvaises surprises.

Outils pour préparer un trajet combiné autoroute gratuite et nationale

Plusieurs approches permettent de planifier ce type d’itinéraire mixte :

  • Les calculateurs en ligne comme ViaMichelin ou Mappy proposent des options « sans péage » et affichent le coût estimé du trajet, ce qui permet de comparer
  • Les cartes routières papier (Michelin, IGN) restent utiles pour visualiser d’un coup d’oeil les autoroutes non concédées et les nationales adjacentes
  • Les applications de navigation permettent d’ajouter des points de passage manuels pour forcer le tracé sur un tronçon gratuit, puis de laisser le GPS reprendre sur nationale

La méthode la plus fiable consiste à préparer le tracé à l’avance sur carte, puis le reporter point par point dans le GPS. Cela évite que l’algorithme vous redirige sur un tronçon payant à la première occasion.

Pourquoi cette étape de préparation est-elle utile ? Parce que les calculateurs optimisent le temps ou la distance, rarement le coût réel. Un itinéraire bis bien construit arbitre entre les trois.

Dernier point à garder en tête : les autoroutes gratuites comportent parfois un ouvrage payant isolé au milieu du parcours. Le viaduc de Millau sur l’A75 en est le cas le plus connu. Vérifier la présence d’un péage ponctuel sur un axe réputé gratuit fait partie de la préparation, sous peine de découvrir la barrière au dernier moment sans alternative immédiate.